Les tribunes politiques

Conformément à la loi n° 2012-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, cet espace est réservé à l’expression des groupes politiques du Conseil municipal de la Ville de Chaville. Les textes publiés dans ce cadre n’engagent que leurs auteurs. Ces tribunes politiques sont identiques à celles publiées dans l'édition en cours du Chaville Magazine.

Chaville Magazine n°168 (été 2022)

Opposition - Chaville demain

La concertation, un art difficile

Il est désormais admis qu’associer les habitants au devenir de leur ville est généralement très bénéfique pour tout le monde. La majorité municipale de Chaville affirme s’inscrire dans cette tendance. Dans les faits, certains Chavillois sont soigneusement tenus à distance, pour ne pas dire exclus, lorsqu’ils expriment un avis différent de celui de la municipalité LR – EELV. Alors le système s’enraye. Prenons trois exemples concrets.

1 / La concertation sur le site de Maneyrol pourrait aller bon train mais pour le projet de cuisine centrale, seuls deux chiffres sont donnés en pâture : 6 millions d’Euros d’investissements et 2000 repas/jour. Nous ajoutons un chiffre au débat : le prix plafond du repas avec ELIOR est aujourd’hui de 6,33€. Demain, quel sera ce prix ? Voilà une question simple au sujet du modèle économique, laquelle reste sans réponse. Le plus curieux étant que la majorité s’agace lorsque la question est posée, stérilisant ainsi la concertation.

2 / Un énième projet immobilier est prévu au 5/7 avenue de la résistance, haut de 6 étages. Seule une poignée d’habitants du conseil de quartier était conviée à la présentation par le promoteur. Mais les riverains les plus proches, eux, n’étaient pas invités. Surement était-il risqué de les associer. La concertation s’apparente ici à une fausse promesse de campagne.

3 / Un projet de logement solidaire éphémère est annoncé dans le précédent numéro de Chaville Magazine… sans que son emplacement ne soit communiqué, privant une fois de plus les riverains d’exprimer leur avis.

En somme, nous pensons qu’il est plus pratique d’être sincère et transparent pour concerter de façon efficace. Nous pensons que solliciter l’avis des Chavillois implique de les écouter. Et si au terme d’une concertation large et bien organisée, ils disent non, alors c’est non. Il est inutile d’insister lourdement sur les sujets qui n’emportent pas une large adhésion, surtout lorsque la majorité municipale gagne avec une si faible majorité (51 voix).

L’avis des Chavillois compte et nous comptons bien les écouter.

Groupe Chaville Demain
Thierry Besançon, Isabelle Coste, Cédric Turini, Catherine Fresco
chaville.demain@gmail.com

Opposition - Vivons Chaville

Une démocratie en mal de transparence

Beaucoup de parents se sont émus de la découverte des modifications des repas à la cantine : choix diminués, entrées ou laitages retirés parfois…

Personne ne nie dans le contexte actuel, le problème de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, pour les collectivités, les entreprises en délégation de service public et les particuliers. Mais comment se fait il que le débat sur les solutions à envisager n’ait pas fait l’objet d’une réunion entre les principaux concernés, fédérations de parents d’élèves et tous les élu-e-s du conseil municipal ? Ce même conseil qui a débattu du cahier des charges au moment du choix d’un prestataire pour la restauration scolaire ? Pourquoi cette précipitation, pour satisfaire le prestataire au détriment d’une réflexion collective ? Évidemment, le fait que le prix des repas ait augmenté de 15 % l’an passé a dû peser dans cette décision, et dans l’absence d’un vrai dialogue.

Les parents ont fait valoir, que le repas du midi, pour de nombreux enfants est un moment essentiel de diversité et d’équilibre alimentaire. Dans la situation présente ou on voit des familles rogner sur leur budget de courses, le rôle des services publics de la petite enfance (crèches municipales) et de l’enfance (scolaire et périscolaire) est primordial, ils doivent être renforcés, et épargnés des restrictions financières ou qualitatives pour éviter que la fracture sociale s’alourdisse sur notre commune.

L’année s’annonce difficile, d’autres choix, sans doute seront à trancher au niveau de la politique communale, de son budget peut être. La vraie démocratie participative, c’est celle qui donne, entend et prend en compte les voix des citoyens et citoyennes que l’ensemble des représentants élus, des associations concernées, sont à même de porter. Les conflits et la désillusion des différents participants aux conseils de quartier interrogent sur les moyens de leur mise en œuvre (pour rappel, budget 0 €).

La réussite d’une politique publique passe inéluctablement par une volonté collective affirmée.

Nous vous souhaitons un bel été !

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Rodolphe Barbier, Monique Couteaux, Jonathan Denuit, Ariane Ackermann
Permanences de nos élus :
mercredis et samedis de 14H à 17H au 22 rue de la Fontaine Henri IV
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Majorité municipale - Aimer Chaville

Le choix de la responsabilité

Depuis plusieurs semaines, la presse et les réseaux sociaux s’inquiètent d’une hausse des tarifs de restauration scolaire liée aux augmentations de coût des produits agricoles et de l’énergie. Nous connaissons en effet une inflation importante liée à la superposition de la crise du Covid, la guerre en Ukraine et la grippe aviaire. Aucune ville n’échappe à la prise en compte de cette réalité.

La municipalité avait la volonté de ne pas bouger les tarifs de la restauration scolaire. Cependant, Elior, notre prestataire, nous a alertés dans l’urgence sur les contraintes. Nous avons choisi d’apporter une réponse adaptée aux réalités économiques actuelles, tout en maintenant nos priorités.

La municipalité a donc décidé de maintenir ses tarifs, tout en continuant à garantir l’équilibre nutritionnel, la qualité et la quantité des repas. En aménageant simplement le nombre de composantes du repas, nous pouvions continuer à offrir une très bonne prestation sans augmenter la facture des familles. Rien d’inouï dans la recette : la plupart des villes des alentours ont d’ores et déjà procédé à ce changement, parfois depuis plusieurs années. Les menus continueront bien entendu à être élaborés par des diététiciennes.

Ce contexte illustre d’autant mieux la légitimité du projet de cuisine communale sur lequel nous travaillons depuis deux ans. À terme, les repas des petits Chavillois seront préparés localement, à partir d’ingrédients labellisés et approvisionnés via des circuits courts. Ceci limitera à la fois l’empreinte carbone de la restauration scolaire et les frais d’acheminement des denrées alimentaires. La cuisine communale bénéficiera aussi de plus de souplesse pour, par exemple, adapter ses menus en fonction du cours des produits.

Cette crise nous oblige. Elle nous pousse à nous montrer imaginatifs, réactifs et agiles, à agir de façon responsable, afin de continuer à servir au mieux les intérêts des Chavillois.

Paolo Antonio, Michel Bès, Jacques Bisson, Doriana Chevrier, Walid Feghali, Julie Fournier, Marc Girondot, Bérengère Le Vavasseur, Hervé Lièvre, Anne-Louise Mesadieu, Nathalie Nicodème-Saradjian, Hubert Panissal, Brigitte Pradet, Annie Ré, Cindy Schweitzer, Armelle Tilly, Patrick Truelle

aimerchaville@gmail.com

Majorité municipale - Chaville Écologistes

Une ville pour les enfants

Quelle est la place des enfants dans nos villes ?

Entre pollution, circulation, trottoirs étroits, aires de jeu pas assez nombreuses ou pas adaptées, îlots de chaleur, nos villes semblent parfois devenir bien hostiles aux enfants.

Chaville bénéficie de la présence des forêts à ses portes, mais le quotidien des enfants est d’aller à l’école, au centre périscolaire, et à diverses activités dans la ville.

Nos écoles maternelles et élémentaires sont dans une grande majorité situées le long de départementales au trafic dense. Les trajets de nombreux enfants empruntent des axes pollués, bruyants, dangereux pour leur santé et leur sécurité.

L’aménagement de notre ville doit mieux prendre en compte la jeunesse. Nous devons redoubler de vigilance pour éviter les accidents. Nos comportements aussi doivent changer. Si nous étions moins nombreux à emmener nos enfants à l’école en voiture, nous serions moins nombreux à encombrer les rues qui jouxtent leurs écoles. D’autres solutions doivent être pensées qui conjuguent aménagement et comportement citoyen.

Durant les travaux de l’école Anatole France, une portion de la rue Saint Paul a été neutralisée et transformée en base de chantier. Les travaux sont bientôt terminés. À l’unanimité, les élus, les services, les enseignants, les parents d’élèves ont compris l’opportunité qui se présentait d’y créer un espace végétalisé et de maintenir la rue fermée au trafic motorisé. Sur demande de la mairie, une démarche consultative a été lancée par GPSO, rassemblant les acteurs concernés par l’école (directrices, parents d’élèves) et des représentants des riverains et du conseil de quartier.

La rue Saint Paul deviendra à terme un espace à la conception duquel auront contribué les Chavillois du quartier en pensant d’abord aux enfants.

Cette réalisation en appelle d’autres. Il nous faut pacifier notre ville sillonnée de départementales. Notamment en limitant la vitesse du trafic motorisé devant les écoles et en y aménageant par exemple des passages piétons en plateau.

Une ville « pour les enfants » est une ville « pour tous », elle offre un environnement accueillant pour tous les âges et pour tous les individus, dans leurs différences, une ville où il fait bon vivre.

Isabelle Chayé-Mauvarin, Éric Chenu, Isabelle Dorison, Pierre Dubarry de la Salle, David Ernest, Mélanie Lallement, Luc Mauvarin, Corinne Savary, Nicolas Tardieu

GroupeChavilleEcologistes@ville-chaville.fr