Une forêt "péri-urbaine"
La forêt domaniale de Fausses-Reposes se situe au nord de Chaville. D’une surface de 631 hectares, elle s’étend sur cinq communes du département des Hauts-de-Seine (Chaville, Marnes-la-Coquette, Sèvres, Vaucresson et Ville d’Avray) et quatre communes du département des Yvelines (La Celle Saint-Cloud, Le Chesnay, Versailles et Viroflay). Elle se situe en outre à 14 kilomètres du cœur de Paris, et, de ce fait, est souvent visitée par de nombreux promeneurs, d’où son qualificatif de forêt “péri-urbaine”.
Les principaux lieux remarquables de la forêt sont le Haras de Jardy, les étangs de Ville d’Avray chers à Corot et le pavillon du Butard. L'altitude maximale de la forêt s'élève à 175 mètres (Haras de Jardy) et son altitude minimale descend à 120 mètres.
Une forêt classée par le Conseil d'État
La forêt de Fausses-Reposes est classée “forêt de protection”, par un décret du 23 août 2007 adopté par le Conseil d'État. Ce statut contribue à protéger efficament la forêt.
Fausses-Reposes, un nom issu de la chasse
Elle doit son nom à une expression de chasse. Lorsque l’animal traqué par les chiens commence à sentir la fatigue, il cherche à égarer la meute et les chasseurs en se dissimulant dans les replis du terrain, d’où le nom de Fausses-Reposes.
Géologie
La forêt de Fausses-Reposes est structurée par une succession de couches géologiques :
Faune et flore
La faune et la flore sauvages sont riches au sein de ce massif forestier. De nombreuses espèces d’oiseaux y vivent, comme le faucon crécerelle, la chouette hulotte, le geai des chênes, le pic vert, le pic épeiche, la grive musicienne, le troglodyte mignon, la sitelle, etc. Les chauves-souris et les insectes y sont nombreux. La faune des milieux humides (crapauds, tritons) est présente dans certains fossés et mares. Les mammifères de petite taille peuplent les taillis : renards, martres, hermines, belettes et écureuils roux se maintiennent. Le chevreuil, introduit en 1998, est en progression.
Les principaux arbres constituant le massif forestier sont le châtaignier (47%), les chênes sessile et pédonculé (38%), le hêtre (7%), le bouleau verruqueux, l’érable sycomore, l’aulne glutineux dans les milieux humides, le charme, le frêne commun, le merisier, l’érable champêtre et le noisetier.
Aménagement
La gestion du massif, qui appartient majoritairement à l’État, incombe principalement à l’Office National des Forêts.
Le programme d’aménagement en cours s’étend de 2004 à 2025. Ce document a pour mission d’assurer la protection et la pérennité de l’espace forestier public.
Compte tenu du contexte dans lequel se situe cette forêt, l'objectif d'accueil du public et celui du paysage sont liés. L’objectif de conservation des milieux, de leurs richesses biologiques ou historiques, leur est associé.
Les orientations principales du programme d’aménagement assignées à l’ensemble de la forêt domaniale sont de :
*Issue d'un taillis sous futaie dont le taillis a vieilli et dont les réserves de chêne tendent à disparaître, la forêt est dominée par l'uniformisation sur de grandes surfaces de la forte présence du châtaignier. Celui-ci tend à bloquer la dynamique naturelle, favorable à la diversité et au mélange d’essences. Le potentiel de diversité est présent. Cela nécessite des coupes d’amélioration et d’éclaircie.
La pérennisation des peuplements nécessite un rajeunissement régulier. Aujourd’hui 106 ha (17% de la surface) sont rajeunis. Le seuil des surfaces de rajeunissement est calculé, au plus près, en tenant compte non des âges d’exploitation économique des arbres, mais de la durée de survie des peuplements restant sains.


