En Île-de-France, la forêt occupe près de 24% de la surface du territoire. Ainsi, la région la plus urbanisée de France n’est pas la moins forestière (à titre de comparaison, les régions voisines des Hauts-de-France et de Normandie sont boisées à 14%). Il s’agit d’une forêt principalement privée (70 %) et pour l’essentiel feuillue (94 %).
Dans cette région, l’Office National des Forêts gère environ 94 000 hectares de forêts publiques, dont 74 600 ha de forêts domaniales répartis sur 50 massifs. Certaines de ces forêts sont très renommées : Rambouillet, Montmorency, Fontainebleau, etc. Ces forêts ne sont pas des espaces immuables. Depuis le 13e siècle, elles ont été façonnées par l’homme, assurant ainsi leur régénération et leur caractère durable. Il s’agit de forêts pleinement multifonctionnelles qui tout à la fois permettent l’accueil du public, abritent une biodiversité riche et fournissent du bois de qualité (en moyenne 195 900 m3 par an depuis 2011).
Toutefois, du fait de leur situation périurbaine et de leur taux de fréquentation extrêmement élevé (au moins 100 millions de visites par an, un chiffre qui s’est encore accru depuis l’épidémie de COVID), l’accueil du public y est un enjeu majeur. La gestion pratiquée par l’ONF a dû s’y réinventer pour tenir compte d’attentes sociétales de plus en plus restrictives concernant les coupes et les travaux.
La gestion des forêts domaniales par l'ONF
Avec l'arrivée du printemps, nos forêts domaniales connaissent un regain de fréquentation, mais aussi des interrogations et des attentes de la part du public.
Depuis plusieurs années, la gestion des forêts domaniales d'Île-de-France suscite des débats croissants. Leur gestion multifonctionnelle, qui vise à concilier accueil du public, préservation de la biodiversité et production de bois, est un sujet complexe.
L'ONF a ainsi décidé de porter à connaissance du public des éléments détaillant ses actions :