Le docteur Claire Vulser-Cristofini interviendra sur le thème de la douleur, le 11 février à 15h, à la cafétéria de l'Atrium, dans le cadre du Café du Forum. Espace d’expression, de rencontres et de débat animé par des bénévoles, ce lieu est ouvert à tous, gratuitement.
Les traitements contre la douleur ont fait d’énormes progrès depuis le début des années 1990. Claire Vulser- Cristofini, qui exerce à l’hôpital Georges Pompidou au sein du Centre de traitement de la douleur, témoigne: “lorsque j’ai commencé mes études de médecine, on m’a appris qu’on devait “respecter la douleur”. On nous disait qu’elle permettait de localiser le mal. Il fallait donc la garder présente.”
“À partir des années 1990, les choses ont complètement changé, les “unités douleur” se sont développées dans les hôpitaux. Cependant, nous en sommes encore aux balbutiements, il reste beaucoup à faire. Mais, signe des temps, l’Assistance Publique vient de mettre en place une démarche pour évaluer les différentes approches non médicamenteuses utilisées en France dans la “gestion” et le traitement de la douleur.”
Mieux comprendre la douleur
Aujourd’hui, on parvient à mieux identifier les différents types de douleurs et, notamment, à mieux évaluer l’impact du psychisme sur la douleur. Impact qui, précise Claire Vulser-Cristofini, était totalement négligé autrefois et qui se révèle très important. “On peut par conséquent mieux jouer sur les mécanismes de la douleur, suivre son processus et intervenir graduellement en fonction de la situation de patient.
La sophrologie, les techniques de visualisation positive et de méditation “pleine conscience” sont aujourd’hui pleinement entrées dans le champ de la prévention et du traitement de la douleur.
Grâce à l’IRM, on peut d’ailleurs vérifier l’impact très positif de ces techniques, qui n’empêchent naturellement pas le recours aux traitements habituels (paracétamol et dérivés de morphine) qui ont eux même beaucoup progressés.”
L’intervention de Claire Vulser-Cristofini sera suivie d’un temps d’échanges animé par Anne-Louise Mesadieu, conseillère municipale déléguée au Forum des savoirs.